L’album du festival… par Florian
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(c) Florian Meneret.
Retrouvez toutes les galeries photos de Florian sur www.flo-44.blogspot.com
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Mieux vaut pas avoir l’air :
Trois fées (la rouge, la verte, la bleue), de quel conte déjà ? Vraies fées qui laissent penser que les corps peuvent ainsi aisément bondir et s’affaler au sol. Fées très humaines aussi qui me plongent dans une douce atmosphère où se marient les jeux de passe-passe de ballons et les jeux de corps.
Un jour, ce que j’aimerais faire…:
Surprenant grouillement de vers, d’où surgissent bras et jambes. Puis ces corps reviennent, humanisés et socialisés, vêtus de robes et jeans, pour des duos rendus touchants par l’utilisation de la parole du quotidien.
So schnell schnell:
C’est d’abord comme une fresque très cadencée, une fresque à quinze figurants qui fait perdre la tête tant elle est merveilleusement organisée. Ce sont ensuite des corps qui me semblent robotisés, enfermés dans leur folie mécanique, qui fait écho à notre propre aliénation.
Quand d’autres font un pas:
Elles sont deux, chacune isolée sur une chaise, autour d’elles les paires de chaussures représentent les autres, tous les autres, ceux qui dansent en couples sur la musique endiablée. Elles aussi sont prises par le rythme, cherchent à prendre leur place dans le bal, cherchent une place dans le monde, se cherchent dans une quête intérieure.
Ce qui a fait le charme de la soirée, c’est aussi bien sûr le rapprochement, la juxtaposition de ces différentes apparitions dansées …
Quatre spectacles de danse, quatre instants denses où le temps se suspend, des approches multiples pour nous faire découvrir des univers différents. On retrouve dans ces chorégraphies une certaine énergie, comme une urgence, comme une invitation à nous éveiller, à nous réveiller…
Mieux vaut pas avoir l’air : trois danseuses qui jouent avec l’élément aérien. Un souffle poétique où des ballons se transforment au gré des courants, les respirations ponctuent leurs espiègleries. Exploration fluide…
Un jour, ce que j’aimerais faire…: la scène est envahie de corps entremêlés au début de ce tableau, ils sont fondus dans une masse. L’image est hypnotique, les magmas prennent vie et deviennent sujets. La mixité crée une énergie plus physique avec des portés et autres cabrioles ! En filigrane, de l’absurdité amenée par des dialogues décalés.
So schnell schnell: un collectif d’un tout autre registre. La précision et rigueur des gestes au service d’une ambiance qui allie opéra lyrique et sonorités évoquant des bruits de prison ou de chaînes de travail. Mélange détonnant où notre regard s’étourdie des multiples actions offertes.
Quand d’autres font un pas: deux femmes qui nous content un vieux bal. Le corps de l’une d’elles est parcouru par des spasmes, comme des secousses épileptiques, des décharges sismiques, le coté impatient de ce personnage est tout à fait drôle.
On ne pense pas facilement à aller voir des spectacles de danse mais ce sont de beaux voyages !
Bravo à tous les participants amateurs ou professionnels…
festival universitaire # 14
Atelier du Parcours théâtre / Licence lettres modernes - Université de Nantes
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vu par Delphine Vaute